J'aurai tant voulu



Tu sais, j'aurai tant voulu
Que bien différent, tout fut
Tel le buisson ardent, ardu
La vie, sur la fin, t'aura rompu

Mais crois-moi, elle ne t'en veux pas
Pas plus qu'à toi, pas plus qu'à moi
Pas plus qu'à tous ces inconnus, là-bas
La vie a faim et nous sommes son repas

Elle a besoin de vies et elle nous mord
Souvent très profond, souvent très fort
Rien de vraiment personnel, je te le promets
Juste une série d'épreuves qu'il faut traverser

Et c'est ainsi depuis la nuit des temps
Avec sa soeur La Mort, au demeurant
Elle prend le vieux, elle prend l'enfant
Elle prend la femme, comme le géant

Quand l'une a fini enfin de jouer avec toi
Sa jumelle est là pour te tendre les bras
J'aurai tant voulu t'éviter les secousses
Et que vers la fin, la vie fut plus douce

J'aurai tant voulu, tant moulu
Que le grain est poussière nue
Le Fa rime quand le requis Aime
La musique que les cieux sèment



Vie mort 

 

 

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