Cher Victor

 

En te lisant, notre âme, de Paris ou d'ailleurs
S'appuie quasiment dos à dos contre notre coeur
Car tu nous secoues tant par tes mots cher Victor
Enfants misérables de la plume face à un tel senior
Nous somme admiratifs, enchantés par tes vers habiles
Face à tes tournures qui troublent nos esprits versatiles

Couché, endormi près de Booz rêvant à l'amour d'une femme
Notre oeil a pris conscience de l'intense clarté de ta flamme
Nous sommes tous en contemplations devant l'ampleur de l'oeuvre
Demain dès l'aube, nous tenterons d'écrire durant de longues heures
Mais avec nos pâles histoires nous n'atteindrons jamais aucun sommet 
Alors que toi, cher Victor, tu caresses sans cesse toute la voûte étoilée

De siècle en siècle, ta légende a grandi
Et même les Orientales t'ont ourdi
Derrière tes amours, derrière tes tourments
Ta maîtresse fidèle et tous tes beaux enfants
Tu n'as pu empêcher certains coups du sort
Quand Léopoldine au souper de la mort
Tu voulais être Chateaubriand
Tu es devenu Hugo Le Grand

Tout l'art d'être grand-père brille dans tes yeux
Les douces Feuillantines en sont quelques aveux 
Merci donc à toi, immense poète, très cher Victor
Pour tous ces livres hors du temps, tous ces trésors



Hugo
 

 

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