Le blog poétique de LUOBER

Retrouvez ici, poèmes, articles et passions culturelles de votre héros,
ainsi que toute la petite histoire de la trilogie et autres anecdotes.

Mai doute, Mai envie



Aimer est là dans mon coeur qui prend froid
Et Mai est là avec ses brins d'espoir ou de joie
Certains défilent en chantant, émus, gais
D'autres défient le temps avec leur sablier
Le monde bavard s'agite tout autour de moi
Je reste hagard sur le quai du cinquième mois
Juste derrière, Mai doute, Mai envie, 
Va s'ouvrir la route au bout de la nuit
En cette moitié de printemps, où le bonheur
Sous forme de blanches clochettes prend fleur
Je me sens peu en harmonie avec la foule qui crie
Mon âme veut rester libre et insoumise, entropie



Muguet

Les hommes



Les Hommes sont mauvais
Les Hommes sont bien pire
Qu'animal vivant dans nos forêts
Quand entre eux ils se déchirent

Les Hommes sont la nuit et les obscurantismes
Ils sont l'intolérance, la peur et le racisme

Les Hommes sont cruels
Dans tous leurs délires
Ils sont emplis de fiel
Ils colportent leur ire

Les Hommes sont aveugles à la divine lumière
Ils avancent dans l'ombre oubliant leurs prières

Oui les Hommes sentent le sang
Bien plus que que les vampires
Ils sèment la mort à tout moment
Si violents qu'on ne peut les décrire

Les Hommes sont le feu, les Hommes sont la guerre
Ils crachent sur leurs frères et malmènent la Terre

Et derrière toute cette folie qui divise le monde
Il y a pourtant des Hommes qui nous réconcilient
Avec l'espèce, en véhiculant tant de bonnes ondes 
Portant l'espérance car ils sont pleins d'empathie 


Et même si l'on trouve souvent qu'elle est longue la nuit
Ne jamais désespérer de l'Homme car la Femme est en lui




Mal



  

Etat de l'Art



Quand on parle d'art, il nous vient à l'esprit
​Sans nul doute, quelques noms de pays
Si Autriche, Allemagne et ex-pays prussiens
Nous ont donné beaucoup de grands musiciens
Bach, Mozart, Beethoven et Wagner
Dont on fredonne encore tous les airs
Tant de peintres et sculpteurs furent eux, italiens 
De Vinci, Michel-Ange, Véronèse ou Le Bernin
L'Espagne sur la toile n'est pas dans l'oubli
De Goya, Velasquez, Goya, Picasso et Dali
De Rembrandt jusqu'à Vermeer, le pays de la tulipe en a aussi founi
Des hollandais volants, tel Van Gogh et Mondrian venus jusqu'à Paris
Puisque nous parlions à l'instant de la ville reine de notre chère France
Elle s'inscrit en lettres capitales au pays des écrivains avec abondance
De Du Bellay à Ronsard, de Lamartine à Baudelaire, que de Stances
De Corneille à Racine, De Molière à Courteline, que de pièces jouées
Chaque siècle porte des dizaines d'oeuvres passées à la postérité 
La liste des gens de plumes de l'hexagone est une liste à la Prévert
Où se cotoient tant de grands noms écrivant en prose ou en vers
Des auteurs de contes ou de fables de Perrault à La Fontaine
Des grands maîtres du roman tenant tout le devant de la scène
Balzac, Stendhal, Hugo, Flaubert, Dumas, Verne, Zola, Proust et Camus
Maupassant, Chateaubriand, Gautier, noms dont aucun n'est inconnu 
Siècles, styles et courants littéraires se cotoient et les mots sont en fête
De Montaigne à Mauriac, de Gide à Sartre, et d'Appolinaire à Colette
De Rimbaud à Verlaine, de Mallarmé à Pagnol, de Diderot à Aragon
Voilà un pays ayant vu naître tant de talents porteurs de nos émotions



Auteurs

    

 

La cathédrale en feu



Depuis près de mille ans, dressée
Et en une nuit en partie terrassée
Cathédrale en proie aux flammes
Pour Paris et la France, un drame

Vers toi, tous les regards du monde se sont tournés
Lorsqu'en cette mi-avril, tu t'es en partie effondrée
Quand l'Histoire du pays à ton histoire est mêlée 
Quand Victor Hugo dans ses écrits t'a magnifiée
En faisant danser sur ton parvis une autre dame
Sous le regard de Quasimodo, ton bossu, Notre-Dame
De la Cité, tu es et resteras ​le poumon, le coeur et l'âme




Nd 1






 

Ça ne cerf à rien



Ça ne cerf à rien d'être aux abois
Une fois que la biche blessée s'en va
La flèche de l'amour plantée dans le coeur
Elle va se laisser mourir dans la douleur 

Ça ne sert pas le chien de la meute dressée
De le lancer aux trousses du pauvre gibier
Je ne suis pas très faon, des chasseurs
Qui abattent la bête qui fuit, qui a peur

Même si tu l'es, ça sert à rien d'être raciste
Heureusement que Schindler avait sa liste
Et que certains trains jamais n'arrivent
Que des bateaux n'atteignent pas l'autre rive

On rencontre un peu de tout dans Mère Nature
Mais pas sur les esclaves, du fouet, les zébrures
Et, seul l'être humain va souvent contre Nature
En ayant des lois universelles une autre lecture


Ainsi, ça ne cerf à rien d'appeler animal
Celui qui d'instinct ne connaît pas le Mal
Qui à l'orée du bois, certains soirs, brame
Quand les siens deviennent trophées sans âmes

Et l'Homme, quand il n'est pas chamane
Prélève plus que son dû, c'est là le drame
Dans le silence de la souffrance animale
Se cache l'esprit de la forêt primordiale

On apprend bien plus en observant notre faune
Qu'en sortant nos muscles ou notre testostérone 

Et, à quatre pattes, ils sont plus droits que nous
Qui faisons souvent marcher les nôtres à genoux




Cerf
 









 


 

Île n'est point de salut

.

Île n'est point de salut aux hommes naufragés
Malmenés par les flots rageurs de nos sociétés
Ballottés sans cesse sur des radeaux incertains
Là, où rien n'est moins sûr, qu'un nouveau matin

Île n'est point de statut qui rend les hommes libres
Car bien souvent de leur colère, ils se rendent ivres
On les voit se déchirer, le poing serré par la haine 
Ne prenant pas le soin, des femmes, calmer la peine 

Il n'est point de gisant qui demain se redresse
Ni aucune statue de pierre de l'Olympe de Grèce
Car l'ombre envahit tout au jour du grand séjour
Emportant le faible tout comme le fort, tour à tour

Je n'ai point peur de la Mort, juste de la souffrance
Qui l'accompagne parfois si on joue de malchance
Face à la longue nuit, j'ai encore moins peur de la peur
Seuls à mes amis et amours, je ne veux causer de pleurs

Sur la barque tranquille guidée par le Passeur
J'irai sur l'île obscure pour y poser mon coeur 
Car il n'est point de salut, il n'est point de refuge
Quand devant le tribunal des âmes, on nous juge



Passeur 1








 
  

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×